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Rassemblement des Africains pour l'indépendance de l'Afrique

Amadou Hampâté Bâ, Cheikh Amidou Kane, Thomas Sankara, Nelson Mandela, Youssouf Tata Cissé... les modèles ne manquent pas pour nous libérer des chaines qui nous lient depuis la " non " fin de la colonisation, à nos dictateurs, ceux qui ont pris le relais de leurs maîtres, notamment la France en ce qui concerne l'Afrique francophone. Il est plus que temps de rendre caduc les Constitutions héritées de la colonisation et perpétuées depuis ; de redéfinir le cadre politique de nos pays ainsi que leurs territoires, qui furent là aussi morcelés par des frontières imaginaires des Européens et enfin instaurer une monnaie africaine pour mettre fin au scandale du franc CFA.

L'obstination d'un pouvoir autiste au Congo-Brazzaville

La décision du président Denis Sassou Nguesso de changer la Constitution du 20 janvier 2002, 
alors que le pays n’est pas en crise et qu’aucun texte constitutionnel ne prévoit son abrogation, pose une question fondamentale qui est : les dirigeants politiques actuels, ont-ils les compétences requises pour conduire le Congo vers l’émergence et de l’introduire dans le troisième millénaire ? 
C’est-à-dire : éradiquer la pauvreté, généraliser l’accès à l’eau potable et à l’énergie, aux soins de santé performants et à un système éducatif de qualité dans un environnement ou prime l’état de droit.
Après les terribles drames de 1997, les vainqueurs de la guerre civile ont oublié de cultiver 
avant tout la prise de conscience collective sur la nécessité d’inventer un nouveau Congo, où la 
justice sociale, l’intérêt général et le respect des lois seraient des objectifs prioritaires. Il fallait aussi mettre en place des structures appropriées, pour lutter contre les sources d’instabilité de la jeunesse, que sont : l’accès à la connaissance, au savoir, à la formation et au travail. Cela aurait permis à cette jeunesse, en toute conscience de jouer son rôle dans la nouvelle société démocratique.
Il était certes urgent, de réparer les dégâts causés par la guerre civile, mais il fallait aussi 
réaliser une gestion transparente des richesses nationales et penser à les répartir équitablement. 
Cela aurait eu pour effet, de renforcer l’unité nationale en créant la confiance entre les gouvernants et les gouvernés. Or, l’injustice et la pauvreté ne cessent d’empirer avec leur lot de drames, ceci dans un pays qui dispose de tous les atouts nécessaires pour construire une économie forte et assurer un bien-être social à tous les citoyens. La puissance publique ne joue pas pleinement son rôle. Les médias publics qui ont la noble mission d’informer l’opinion et de former les consciences, ne sont que de simples instruments de propagande, au service du pouvoir.
Les conditions pour accompagner le progrès économique et social existent au Congo, mais le 
développement n’a pas été pensé et construit de manière globale et équitable. Il a été pensé de 
manière sectaire, en instrumentalisant l’électorat tribal et en généralisant la corruption, illustrée par la décision honteuse et lourde de conséquences du Conseil constitutionnel d’ouvrir la voie au changement de la Constitution et à un nouveau mandat pour le président Sassou-Nguesso. Cette décision prouve qu’aucune institution indépendante n’existe au Congo. Cette décision ne vise qu’à satisfaire la soif de pouvoir d’un seul individu au détriment du destin de tout un pays. La municipalisation accélérée, prônée comme solution miracle pour développer l’arrière pays, n’a jamais mobilisé des capitaux privés, ni " boosté " le potentiel économique des départements. 
Pour réussir, le défi majeur aurait été aussi d’investir dans les ressources humaines, c’est-à-
dire : bâtir le nouveau citoyen congolais : instruit, raisonnable, réfléchi, créatif et solidaire, dans un Congo apaisé et harmonieux. Mais la gestion sectaire du pouvoir, a engendré une frustration massive des populations, qui ont exprimé lors de la grande manifestation du 27 septembre à Brazzaville leur opposition au changement de la constitution et leur verdict sur l’échec de la politique économique et sociale du gouvernement.
Partout, à l’échelle nationale et internationale, des voix s’élèvent massivement, pour 
condamner les ambitions perverses d’un pouvoir qui ne pense qu’à s’éterniser aux affaires. Des 
millions de Congolais n’ont pas tiré profit des richesses colossales dont regorge le pays, notamment la manne pétrolière, qui reste aux mains d’un clan et des initiés. Cette injustice a créé un fossé qui n’a cessé de s’élargir, entre le pouvoir et le peuple. C’est l’échec caractérisé d’un pouvoir autiste. 
Le sigle « PCT » éveille désormais dans l’esprit et la conscience de millions de Congolais, une 
multitude d’images négatives sur le déclin du Congo-Brazzaville.

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