Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Rassemblement des Africains pour l'indépendance de l'Afrique

Amadou Hampâté Bâ, Cheikh Amidou Kane, Thomas Sankara, Nelson Mandela, Youssouf Tata Cissé... les modèles ne manquent pas pour nous libérer des chaines qui nous lient depuis la " non " fin de la colonisation, à nos dictateurs, ceux qui ont pris le relais de leurs maîtres, notamment la France en ce qui concerne l'Afrique francophone. Il est plus que temps de rendre caduc les Constitutions héritées de la colonisation et perpétuées depuis ; de redéfinir le cadre politique de nos pays ainsi que leurs territoires, qui furent là aussi morcelés par des frontières imaginaires des Européens et enfin instaurer une monnaie africaine pour mettre fin au scandale du franc CFA.

Congo Brazzaville - Sassou Nguesso fait le ménage

L'étau se resserre autour du tyran sanguinaire de Brazzaville. En France des enquêtes sur les biens mal acquis, au Congo une contestation permanente depuis son autoproclamation à la dernière présidentielle et enfin l'organisation de la diaspora.

Dans la crainte d'un renversement ou d'un éventuel passage devant le Tribunal international, le général Sassou Nguesso se débarrasse des témoins de ses crimes, tout en martyrisant ses compatriotes.

L'assassinat du colonel Marcel Tsourou, en prison à Brazzaville, le 16 février 2017, ne nous fera pas pleuré. Son arrestation avait eu lieu, le 16 décembre 2016, après qu'il eut menacé de " parler à la justice française de ce qu'il savait sur les disparus du Beach de 1999. " De nombreux " amis " du tyran, notamment les généraux Blaise Adoua et Yves Motando, dont la mort reste mystérieuse, furent également entendus lors du procès des disparus du Beach. Si l'on peut appeler ça un procès !

Depuis 1997, un torrent de sang marque le Congo, du sceau de Sassou Nguesso et de ses complices ; complices par leur silence et par la non-dénonciation de tous ces crimes aux instances internationales. Tant qu'ils ne se sont pas sentis eux-même en danger, tout allait bien. Depuis 1999, date de la disparition de centaines de Congolais rentrés au Congo et venant de Kinshasa, ils restent, aujourd'hui encore, des témoins dans l'entourage du tyran. Sa purge n'est pas terminée.

L'on estime à 400 000 les victimes congolaises de Sassou Nguesso.

Maître Massengo-Tiassé, deuxième vice-président de la Commission nationale des droits de l'homme au Congo-Brazzaville, a dénoncé la répression des autorités congolaises face à la contestation " il y a quatre-cinq mois il y avait une centaine de personnes. Aujourd'hui, il y a plus de quatre cents (400) prisonniers, des prisonniers politique au Congo. "

De nombreux opposants sont arrêtés et jetés en prison ; certains sont torturés et laissés pour morts.

Paulin Makaya arrêté le 23 novembre 2015. Modeste Boukadia, arrêté le 15 janvier 2016. Général Jean Marie Michel Mokoko, inculpé le 17 juin 2016 pour " atteinte à la sécurité intérieure de l'État. " Vainqueur de la présidentielle de 2016 face au général Sassou Nguesso. André Okombi Salissa, député, ancien ministre passé à l'opposition (ministre de la fin des années 1990 à 2012). Se cachait dans Brazzaville depuis le coup d'État de Sassou Nguesso lors de la dernière élection présidentielle de 2016.

Son avocat, Me Maurice Tihall, dénonce une machination. « Il se cachait parce qu'il craignait pour sa sécurité, parce qu'il a eu des menaces et puis on a vu ce qui s'est passé pour les autres opposants. Et puis récemment, il a perdu un frère qui a été torturé. Et on a fabriqué ça de toutes pièces pour l'arrêter. C'est quelqu'un qui a toujours servi son pays, ce n'est pas du tout du genre à fomenter une atteinte à la sûreté de l'Etat. Ce n'est pas du tout sérieux », défend-il (http://www.rfi.fr/special-event/20170110-congo-brazzaville-andre-okombi-salissa-opposant-arrete).

Pour Claudine Munari, présidente de la fédération d'opposition Frocad-IDC-CJ3M, l'ancien ministre paye son ambition présidentielle. " Tout ce qui se passe au Congo aujourd'hui tourne autour de la reconnaissance ou non de ce hold-up électoral. [...] Croyez-moi, ce qui se passe au Congo, n'est pas du tout rassurant ", alerte-t-elle (http://www.rfi.fr/special-event/20170110-congo-brazzaville-andre-okombi-salissa-opposant-arrete).

L'on constate que la contestation au Congo, malgré toutes ces violences à l'égard des opposants et de la population, ne faiblit pas.

Dans le même temps, la diaspora, à laquelle l'on a souvent reproché d'être divisée, s'est organisée.

L'Assemblée générale de la diaspora congolaise a décidé de la tenue d'un Congrès des Congolais de l'extérieur les 6 et 7 avril 2016.

Le 7 avril 2016, lors du Congrès des Congolais de l'extérieur, il a été acté par un vote la création du Mouvement républicain pour la Libération su Congo (MRLC). Le Comité d'organisation du Congrès (COC) se transforme en direction collégiale du Comité de Suivi des actes du congrès, et organise l'Assemblée générale du 12 mars 2017.

Le 12 mars 2017, s'est tenu à Paris, l'Assemblée générale avec la participation des représentants des partis politiques congolais, des présidents d'associations, des représentants des Congolais de l'étranger opposés à la dictature de Sassou Nguesso... Le MRLC est né ce jour là et il a été décidé de la date du 8 avril 2017 pour l'élection de son président. Le président élu sera le président par intérim du Congo.

La date limite de dépôt des candidatures était fixée au samedi 18 mars 2017 minuit. L'élection se fera au suffrage universel direct à bulletin secret et concerne tous les patriotes et résistants congolais dans le monde.

Le 8 avril 2017, Henri Pemot est élu président du MRLC et président de la diaspora congolaise, dont Paris est la capitale du Congo Libre.

Reste maintenant au président élu du Congo libre et au Mouvement républicain pour la Libération du Congo de s'atteler à la tâche. Un grand espoir pour tous les Congolais opposés au tyran sanguinaire.

 

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0