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Rassemblement des Africains pour l'indépendance de l'Afrique

Amadou Hampâté Bâ, Cheikh Amidou Kane, Thomas Sankara, Nelson Mandela, Youssouf Tata Cissé... les modèles ne manquent pas pour nous libérer des chaines qui nous lient depuis la " non " fin de la colonisation, à nos dictateurs, ceux qui ont pris le relais de leurs maîtres, notamment la France en ce qui concerne l'Afrique francophone. Il est plus que temps de rendre caduc les Constitutions héritées de la colonisation et perpétuées depuis ; de redéfinir le cadre politique de nos pays ainsi que leurs territoires, qui furent là aussi morcelés par des frontières imaginaires des Européens et enfin instaurer une monnaie africaine pour mettre fin au scandale du franc CFA.

Pour l'Afrique !

« J’ai bénéficié d’avoir été élevé comme un enfant africain. Je peux dire que je n’ai eu de contact avec l’extérieur, d’une façon générale, qu’au moment où j’étais déjà un homme formé. En effet, j’avais cinquante ans quand je suis venu en France. J’étais déjà une bouteille pleine. On ne pouvait que me colorer, on ne pouvait plus ajouter quelque chose à ce que je connaissais.

Amadou Hampâté Bâ (Sur les traces d’Amkoullel l’enfant peul, page 148)    

Vous pourriez commencer par lire ou relire certains de vos aînés qui ont porté haut vos civilisations africaines, votre transmission orale ; les uns et les autres vous ont indiqué des chemins pour le salut de l’Afrique. Encore ne faudrait-il pas que vous restiez aveugles et sourds à cause de votre « supériorité » à croire que ces aînés ne sont que des vieux fous, et que vous en ayez, vous seul, la clé !

Se débarrasser des dictateurs en exercice n’est qu’un élément pour l’avenir de votre continent. Si vous ne remettez pas profondément en cause, tant son système politique que la redéfinition du territoire, le passage entre votre passé postcolonial et la modernité, vos tentatives seront vouées à l’échec. Toute l’Afrique, francophone en tout cas, subit les mêmes symptômes ; il faudra donc lui appliquer le même remède.

Je vais me mettre à dos certains de mes « amis » Facebook, mais je ne cautionnerai jamais les violences perpétrées par certains opposants, par exemple, attaquer des ambassades de tel ou tel pays, etc. Même si je comprends leurs motivations face à la répression menée par tel ou tel tyran d’Afrique – arrestation des « opposants », assassinats, utilisation de milices voire de mercenaires étrangers. Vous ne pouvez pas répondre à la violence par la violence. Certains d’entre vous, dans vos pays, avez connu ces faits.

Je mets mes pas dans ceux de Gandhi et de Martin Luther King, tous deux partisans de la non-violence et de la désobéissance civile. L’Afrique mérite que nous retroussions nos manches, que vos idées soient mises en commun ; vous devez reprendre leur  flambeau, comme le font, chaque jour,  de très nombreux d’entre vous.

Vous pourriez vous inspirer de Youssouf Tata Cissé ; des nombreux ethnologues et sociologues africains, les scrutateurs de l’Histoire de l’Afrique…

La priorité, me semble-t-il, doit être la redéfinition de l’État et de sa composition politique en prenant en compte, à la fois son  passé (les royaumes), sa chefferie (actuelle) et une représentation politique moderne, sans retomber dans les travers de ce qui se fait aujourd’hui, tant en France qu’en Afrique francophone.

Le chemin sera long mais pas impossible à atteindre, à condition néanmoins de s’y atteler dès maintenant.

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