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Le blog d'Alain Paul Nicolas

Rebelles d'Afrique et d'ailleurs cherche à mettre en place de nouvelles Institution et Constitution dans les pays d'Afrique en tenant compte de leur histoire et de leur culture, et en tentant de concilier tradition et modernité. La réflexion porte également sur l'abandon du franc CFA, et d'un redécoupage de territoires, car les uns et les autres sont ceux hérités de la colonisation. Entre 1500 et 1900, les Africains sont passés de 17 % à 7 % de la population mondiale. Il faut compter en moyenne quatre victimes collatérales pour un esclave vendu. Soit près de 100 millions de personnes ? (L'Afrique des idées, " Quel est le bilan humain de la traite négrière " par E. Lerouiel).

Congolaises et Congolais réveillez-vous !

Les assassinats des présidents Marien Ngouabi et Alphonse Massemba-Débat ont signé la fin de la démocratie au Congo Brazzaville. Depuis cette date le marionnettiste  Sassou Nguesso a, telle une araignée, tissé sa toile avec pour but  de piller les richesses du sous-sol de votre pays et de continuer à se débarrasser de ses " pseudo ennemis " en les assassinant ou en les arrêtant.

Officier, sous-officiers, soldats, votre responsabilité est importante car vous avez fermé les yeux sur les exactions de votre frère d'armes. Vous avez également déshonoré  votre  fonction qui est, en dehors de protéger les frontières extérieures de votre pays, de protéger les populations. Vous ne vous êtes jamais opposés aux milices des hommes politiques congolais (Lissouba, Kolélas, Sassou Nguesso) qui se sont transformés en " saigneurs de la guerre ". A croire que voir couler le sang de leurs compatriotes, cela était pour eux une jouissance ? Enfin vous avez laissé le président du Congo élu en 2016, le général à la retraite Jean-Michel Mokoko, ancien chef d'état major des Armées être arrêté ? Lui aussi était un de vos frères d'armes !

Congolaises, Congolais, depuis l'époque de ces assassinats (cités dans le premier paragraphe), puis le temps de la Conférence nationale souveraine, suivi de la guerre civile de 1997 - qui a fait des milliers de morts et autant de blessés - jusqu'à aujourd'hui, le général félon Sassou Nguesso, dictateur sanguinaire, se maintient au pouvoir par la manipulation des institutions, les arrestations massives et les assassinats de masse (les disparus du Beach).

La lâcheté et l'incompétence en manière de gouvernance, de certains dirigeants politiques congolais de premier plan tel l'ex-président Lissouba (franco-congolais) enfui en France avec certains de ses ministres muni d'argent de l'État congolais ; de l'ex maire de Brazzaville, Kolélas (qui se rêvait président du Congo)... et un certain Sassou Nguesso, sans oublier le rôle trouble de François Mitterrand.

Son clan qui va au-delà de sa propre famille vit dans l'aisance financière, disposant d'appartements et de villas répartis en Europe et aux État-Unis, des voitures de luxes, des objets d'arts...

Je regrette que la diaspora internationale opposée au clan Sassou Nguesso soit toujours aussi divisée. Il y a eu durant ces cinq dernières années des avancées mais cela reste très en-dessous de ce que vous pouvez en espérer.

Vos salaires ne sont plus payés, votre pays est endetté d'une manière inimaginable pour un pays qui dispose de tant de richesses : pétrole, bois, pêches... Les hôpitaux manquent de tout, la corruption est généralisée, etc.

Congolaises, Congolais, dans l'attente d'une réforme importante de votre pays tant sur les institutions, les territoires, les rapports avec vos partenaires, la France notamment, la remise en cause du franc CFA, votre avenir vous appartient, vous devez en décider. Aujourd'hui, où plus rien ne fonctionne correctement, vous devez casser les chaines qui vous lient  au dictateur sanguinaire et à son clan.

Des aînés vous ont tracé le chemin, mettez vos pas dans ceux de Gandhi, de Martin Luther King et de bien d'autres encore... pour qui la violence ne fait pas reculer la violence. Cessez de travailler, certaines populations  d'Afrique noire vous ont indiqué le chemin. Reste une question primordiale : combien de vies humaines peuvent être sacrifiées pour votre liberté ? 

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