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Le blog d'Alain Paul Nicolas

Pour le Rassemblement des Africains pour l'indépendance de l'Afrique, afin de mettre fin aux territoires issus de la colonisation ; à instaurer une monnaie pour remplacer le franc CFA ; de changer les Institutions et les Constitutions, afin de prendre en compte l'histoire, la culture et les réalités de ces pays en les conciliant notamment avec la modernité.

Gabon - Élection présidentielle

 

Au Gabon, sans surprise, Ali, le fils de son père a été élu ! Ainsi en a décidé la Cour constitutionnelle, libre et indépendante !

 

L’ancien ministre de la Défense, Ali Bongo, a su allumer le feu. Grâce à l’argent public géré de longue date par papa Omar, il a pu largement distribué les billets voire les enveloppes à l’armée mais également aux populations à Libreville mais également à Port-Gentil.

Ce n’est pas le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, qui s’en trouvera offusqué puisqu’il avait largement bénéficié des largesses du défunt président pour des contrats passés par les sociétés Imeda et Africa Steps d’un montant global de 2 646 388 euros (Le monde selon K de Pierre Péan, page 311).

C’est également le même Kouchner qui a déclaré le vendredi 4 septembre « La France n’est pas intervenue ; la France n’avait pas de candidat ». Bien. Cela n’avait pas empêché le président Sarkozy d’avoir reçu, le candidat Ali Bongo à l’Élysée au détriment des autres candidats.

Durant la campagne les soutiens français n’ont pas manqué : le secrétaire d’État à la Coopération, Alain Joyandet, avait appelé les Gabonais à accepter à l’avance les résultats ; l’avocat Robert Bourgi a publiquement déclaré : « Je ferais tout pour le faire élire. C’est le seul et unique candidat valable. »

Le président de la rupture Nicolas Sarkozy a vivement félicité le gagnant : « Soyez assuré de ma détermination à donner corps à cette ambition afin, qu’avec votre concours, nos relations demeurent privilégiées dans l’intérêt de nos deux pays et de nos deux peuples. »

Dans la réalité, ni le peuple français ni le peuple gabonais ne bénéficieront de cette nouvelle alliance franco-gabonaise ; dans la réalité cela signifie que l’on continuera comme avant. Omar Bongo est décédé mais l’argent et les dossiers sont restés dans le clan Bongo.

Le changement aurait pu être possible si l’opposition gabonaise avait eu un programme de gouvernement autre que celui de dire « Si Ali passe, on gaspille (on casse) » et si par exemple le seul opposant propre – qui n’a jamais magouillé avec la sphère Bongo - Pierre Mamboundou, s’était présenté comme le seul et unique candidat de l’opposition.

Les scènes de violence, durement réprimandées par l’armée, faisant de nombreux morts, au Gabon aujourd’hui, comme au Togo hier lors de la prise de pouvoir par Faure Eyadema, devraient inciter les autorités françaises à plus de discernement.

En France, le président Sarkozy peut faire illusion dans ses multiples déplacements, en se faisant encourager par des militants de l’UMP, mais lorsqu’il est en Afrique, aux obsèques d’Omar Bongo par exemple, les sifflets qui lui sont destinés le sont pour son soutien aux dictateurs.

Il est temps pour les Gabonais et les Africains en général de penser un nouveau système politique qui prendra en compte son histoire et sa culture, qui saura concilier la tradition et la modernité. Ensuite, l’Indépendance pourra enfin être envisagée

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