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Le blog d'Alain Paul Nicolas

Pour le Rassemblement des Africains pour l'indépendance de l'Afrique, afin de mettre fin aux territoires issus de la colonisation ; à instaurer une monnaie pour remplacer le franc CFA ; de changer les Institutions et les Constitutions, afin de prendre en compte l'histoire, la culture et les réalités de ces pays en les conciliant notamment avec la modernité.

Afrique - Pour l'Indépendance du peuple

J’avais entamé il y a quelque temps une réflexion sur la démocratie en Afrique et sur le fait de savoir si l’élection faisait la démocratie et émis l’hypothèse d’un changement de système politique pour la désignation du chef de l’État.

L’élection n’est qu’un des éléments qui fait qu’un État peut être démocratique, autoritaire ou totalitaire. La responsabilité de ce choix pour un pays reste le comportement du personnel politique, majorité et opposition, dans le respect des Institutions.

Durant de long mois, nous avons assisté un peu partout en Afrique aux célébrations des 50 ans de l’indépendance. En réalité, depuis cette date, les peuples d’Afrique ont été asservis par de nouveaux maîtres. Les colons européens ont été remplacés par les despotes noirs. Le Nègre se retrouvait face à lui-même et sa première décision politique en tant que chef fut d’instaurer le parti unique, après une période plus ou moins violente de répression contre les opposants potentiels, afin de s’accaparer le pouvoir pour une durée indéterminée. Senghor, Houphouët-Boigny n’étaient pas marxistes-léninistes ! D’où leur ai venu cette idée de parti unique ?

L’élection présidentielle tant réclamée par les Occidentaux n’est pas la panacée. La Côte d’Ivoire, la Guinée ne sont pas des exemples de démocratie à suivre. Quand ce n’est pas l’élection en elle-même qui est en cause c’est le comportement de certains politiciens africains dans l’exercice de leur pouvoir ! Tel le cas de Mamadou Tandja au Niger. Sans oublier les grands démocrates camerounais, congolais, angolais, burkinabé… qui se taillent des constitutions sur mesure pour leurs intérêts et ceux de leurs clans. Avec la bienveillance voir la complicité de leur amis européens.

Qui a oublié le faste avec lequel le Guide libyen avait été reçu en France en 2007 ni la liste des dictateurs membres de l’Union pour la Méditerranée (UPM) imaginée et mise en œuvre par le président français, Nicolas Sarkozy. Il est vrai que ce monsieur ne dépareille pas parmi ces amis. Si personne en France ne peut contester son élection à la présidence de la République, il n’en est pas de même en ce qui concerne son respect de la constitution française sur les prérogatives du président et du Premier ministre. Depuis son élection en 2007, la France des Lumières n’est plus tout à fait une démocratie mais tend vers un régime autoritaire.

Coupons une fois pour toute le cordon et prenons enfin notre Indépendance en devenant leur partenaire et non plus leur obligé.

Pour renverser nos dictateurs, point n’est besoin de nouvelles constitutions. La priorité doit être donnée à notre vision politique, culturelle, sociale de nos pays et du vivre ensemble. Ce qui écarte d’emblée le clan et la religion pour le bien du plus grand nombre. Réformer le code électoral, poser le problème de la double nationalité pour le personnel politique, penser la place et le rôle de l’armée dans la société africaine. Une nouvelle constitution ne pourra être élaborée que dans un consensus politique élargi à l’ensemble des forces politiques, civiles et militaires après la mise en place d’un nouveau pouvoir politique.

Je ne crois pas à un modèle politique applicable à tout pays d’Afrique. Chaque cas peut-être particulier. Ne recommençons pas la même erreur que celle faite avec les conférences nationales. Au Bénin, le Premier ministre de transition était devenu le chef de l’État après une élection présidentielle organisée durant son mandat. Aussitôt, ce modèle fut repris dans de nombreux pays avec les résultats que l’on connaît. Au Congo-Brazzaville cette conférence fut présidée par un évêque… ; au Niger ce fut la plus longue conférence nationale… et tout ça pour aboutir à des politiques où civils et militaires se succédaient au gré des coups d’États dans la même connivence.

Je ne crois pas non plus à l’homme providentiel qui arriverait de l’extérieur pour porter la bonne parole au peuple. Les exilés qui font de la politique peuvent être des porteurs d’idées dont profiteraient ceux qui sur place s’engagent dans des actions citoyennes : associatives, culturelles, politiques… dans le but de s’investir dans des élections d’une manière pyramidale. De la base (municipale, législative) afin de remonter jusqu’au sommet de l’État.

Reste aux uns et aux autres, dans notre folie, de réfléchir ensemble, en laissant de côté notre ego, à un devenir prochain pour le bien du plus grand nombre de nos concitoyens. Ne serait-ce que pour tous ceux qui y ont perdu la vie.

Ensemble, devenons les acteurs de notre Histoire !

Alain Paul NICOLAS

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