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Le blog d'Alain Paul Nicolas

Pour le Rassemblement des Africains pour l'indépendance de l'Afrique, afin de mettre fin aux territoires issus de la colonisation ; à instaurer une monnaie pour remplacer le franc CFA ; de changer les Institutions et les Constitutions, afin de prendre en compte l'histoire, la culture et les réalités de ces pays en les conciliant notamment avec la modernité.

Cinéma - Grigris

Le dernier long métrage de Mahamat-Saleh Haroun, nous plonge dans un quotidien africain d’Afrique – je le souligne car en Occident nous préférons l’oublier – sans aucun voyeurisme ni apitoiement.

Le réalisateur tchadien filme avec beaucoup de pudeur tout en nous révélant la réalité du terrain ; il se comporte en témoin de faits. La forte présence des trois principaux protagonistes de l’histoire : Souleymane Démé, Anaïs Monory et Cyril Gueï n’y est pas pour rien.

Le parcours professionnel de l’acteur danseur burkinabé Démé, doit redonner courage et espoir à certains Africains qui se sentent exclus de la société en raison de leur handicap. Le film Grigris peut leur servir de gris-gris.

Ce film démontre bien les rapports qui lient les uns et les autres au-travers des institutions comme l’hôpital, et la recherche du médicament indispensable pour espérer une guérison, quant on a obtenu une ordonnance ; l’argent ; la police ; la pègre locale et son extrême violence, en l’occurrence dans ce cas précis, les trafiquants d’essence… sans oublier bien sûr l’amour.

Il y a quelque temps, lors d’un hommage à un ami congolais décédé récemment, l’un des intervenants à déclarer tout de go, que le village en Afrique n’existait plus. Qu’elle ne fut mon indignation et ma perplexité ! Je ne saurais trop lui recommander de filer voir Grigris.

Car la force de ce film est de déplacer l’histoire de la grande ville au village, ce que l’on appelle la brousse ; lieux où la solidarité joue pleinement et où l’on est heureux de se ressourcer et de se reconstruire. Une nouvelle vie attend nos héros de Grigris loin de leurs fantômes.

Je le reconnais, je n’avais encore jamais visionné de film de Mahamat-Saleh Haroun. Grigris, m’a permis de découvrir le grand artiste qu’est Souleymane Démé. Mimi (Anaïs Monory) et Moussa (Cyril Gueï) ne sont pas des inconnus en France pour notre grand plaisir. Reste à émettre un vœu que ce film soit largement diffusé en Afrique et qu’Anaïs Monory soit sollicitée à nouveau au cinéma.

 

NICOLAS

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best medical school personal statement 03/11/2014 21:49

Aujourd'hui je entendu à la télévision que le lion adulte prend 20 heures pour se reposer chaque jour.
Je savais - je suis un lion adulte!

childrens book services 22/10/2014 11:14

Films enregistrés sous forme analogique inclus traditionnellement une piste sonore optique, qui est un enregistrement graphique des paroles, de la musique et d'autres sons qui sont pour accompagner les images.