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Le blog d'Alain Paul Nicolas

Pour le Rassemblement des Africains pour l'indépendance de l'Afrique, afin de mettre fin aux territoires issus de la colonisation ; à instaurer une monnaie pour remplacer le franc CFA ; de changer les Institutions et les Constitutions, afin de prendre en compte l'histoire, la culture et les réalités de ces pays en les conciliant notamment avec la modernité.

Niger, quel avenir ?

Le Niger doit gérer actuellement plusieurs problèmes importants dans un climat tendu pour diverses raisons ; certaines sont de la responsabilité des autorités nigériennes, d’autres sont dues à des causes extérieures.

L’élection présidentielle peut, enfin, se dérouler le 31 janvier prochain.

Le 31 octobre dernier, les Nigériens ont voté la nouvelle constitution. Le Oui l’a emporté avec un taux de 90,18 % des voix et un taux de participation de, seulement, 52,65 %. Le taux est relativement faible malgré l’appel de l’ensemble de la classe politique a approuvé cette constitution. Deux articles attirent l’attention. L’un, stipule que le mandat présidentiel est de deux mandats – c’était déjà le cas dans la précédente constitution et cela n’a pas empêché Tandja de passer outre ; un autre article auto amnistie les auteurs de ce dernier coup de force.

Le Niger est l’un des pays d’Afrique noire le plus instable : depuis le président Diori, il y a eu quatre coups d’États militaires, sans compter celui de Tandja et sept constitutions différentes ! Il est également considéré comme l’un des plus pauvres au monde (est-ce vraiment la réalité !).

L’État major de l’armée nigérienne trop occupé à planifier sa situation d’après transition – le chef d’escadron Djibo Salou est devenu, par la grâce du coup d’État, général et certains de ses frères d’armes ont également vu leur promotion booster - a relâché sa vigilance en ce qui concerne la sécurité du Niger et de Niamey en particulier.

Sinon comment expliquer que des guerriers fortement armés, se recommandant de l’Aqmi, puissent enlever deux ressortissants français à Niamey en toute facilité. Ces groupes armés opèrent dans le sud algérien et dans le nord du Mali ; ils sont à l’aise dans le désert.

Ce peut-il que les deux Français aient été vendus à l’Aqmi par vengeance ou par jalousie ?

La politique de la France jusqu’à maintenant était d’éviter de mettre en danger la vie de ses ressortissants victimes d’enlèvement. Des tractations diplomatiques avec une compensation financière, non reconnue, étaient souvent l’usage pour leur libération.

Quand Charles Pasqua était ministre de l’Intérieur, il voulait terroriser les terroristes. Le président Sarkozy, lui, terrorise les Français en changeant la donne. Nous savons depuis la tentative avortée de récupération des deux Français enlevés à Niamey, que désormais l’armée française n’hésite pas à tirer sur ses compatriotes avec l’aval du président de la République.

Monsieur Sarkozy veut mener, sa guerre, contre l’Aqmi le sous-traitant labellisé Al Qaïda ; deux journalistes français sont captifs des talibans en Afghanistan depuis plus d’un an ! Cherche-t-il à ouvrir un nouveau front en Afrique noire ? La sagesse voudrait que l’on laisse les diplomates régler le dossier des différents otages en Somalie, Mali, Afghanistan. Dans ce dernier pays, l’armée française est en guerre contre les talibans avec, là aussi, les résultats que l’on connaît.

La présence d’avions et d’unités de l’armée française sur le sol nigérien a donné lieu récemment à des discussions houleuses entres certains gradés nigériens. Sans oublier l’opinion de la population nigérienne face à l’armada militaire de son ancienne puissance coloniale.

Le Niger a des problèmes urgents à régler : alphabétisation, changement climatique, etc., le revenu de ses nombreuses richesses naturelles (uranium, or, coton…) ne doivent pas servir à financer une guerre.

La France et les États de l’Union européenne seraient plus avisés de fournir le matériel et la logistique aux armées de la zone concernée.

Après la fuite de Ben Ali en Arabie Saoudite, le chef militaire de l’Aqmi, Abdelmalek Droukdal a lancé un appel à ses frères tunisiens afin de le rejoindre dans son combat de déstabilisation de la région ; ce dernier ne mène pas une guerre sainte mais une guerre sale dont les Musulmans sont les premières victimes (Afghanistan, Pakistan, Afrique noire, Maghreb, Machreq…) : femmes, enfants, vieillards, hommes… Qu’ont-ils fait pour mériter ce sort ?

Dans l’espérance que les candidats en lice pour cette élection présidentielle - dont entre autres : un éternel candidat, un ancien président de la République et un ancien Premier ministre - aient la sagesse de respecter les résultats électoraux et permettent enfin, au Niger, de se tourner résolument vers l’avenir, afin que chaque Nigérien puisse bénéficiermi des retombées des richesses de son pays dans une stabilité politique retrouvée.

Le nouveau président devra transformer l’armée nigérienne en une armée républicaine.

Alain Paul NICOLAS

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