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Le blog d'Alain Paul Nicolas

Rebelles d'Afrique et d'ailleurs cherche à mettre en place de nouvelles Institution et Constitution dans les pays d'Afrique en tenant compte de leur histoire et de leur culture, et en tentant de concilier tradition et modernité. La réflexion porte également sur l'abandon du franc CFA, et d'un redécoupage de territoires, car les uns et les autres sont ceux hérités de la colonisation. Entre 1500 et 1900, les Africains sont passés de 17 % à 7 % de la population mondiale. Il faut compter en moyenne quatre victimes collatérales pour un esclave vendu. Soit près de 100 millions de personnes ? (L'Afrique des idées, " Quel est le bilan humain de la traite négrière " par E. Lerouiel).

Retraites - Pourquoi je ne manifeste pas !

Depuis des mois, le réformateur en chef, Nicolas Sarkozy, nous bourre le crâne avec la réforme des retraites. Dans cette tâche il est secondé par François Chérèque (CFDT) et Bernard Thibault, le numéro un de la CGT.

 

L’un et l’autre ont déjà signé par le passé des accords sur les retraites avec différents gouvernements. Tel les accords de Matignon de 2003 avec François Fillon. Nos deux compères savaient que la réforme imaginée par le président de la République ne serait plus modifiable dans ses grandes lignes. Négocier avec un gouvernement n’est rien que plus normal dans une démocratie, à condition que les résultats obtenus par des syndicats soient profitables aux salariés et qu’ils assument leurs choix hors des lambris dorés de l’Élysée.

Les citoyens sont mécontents, nos deux amis vont occuper les rues afin de faire croire qu’ils peuvent faire pression sur le débat tout en sachant que le deal avec Nicolas Sarkozy est ficelé. Et pour éviter de se faire doubler par d’autres syndicats plus radicaux tels SUD et FO, ils n’hésitent à faire monter la pression. La lutte de représentation entre les syndicats vient troubler un peu plus la situation.

Il est incongru de leur part de demander aux citoyens salariés, retraités, chômeurs… de descendre dans la rue et dans le même temps d’organiser des grèves dans les transports en commun !

Je ne serais trop leur recommander de lire ou de relire Le sabotage d’Émile Pouget. Pour ceux qui ne le savent pas, Pouget (1860-1931) syndicaliste militant et cofondateur de la Confédération générale du travail publie vers 1911-1912 un recueil de résistance face au patronat pour leur management du monde du travail.

Cet essai est un appel au sabotage du travail sous toutes les formes possibles et imaginables. Un seul mot d’ordre : « frapper le patron (financièrement) et non le consommateur ». Donner à l’employeur l’équivalent du salaire perçu, ni plus ni moins.

Le candidat du plein emploi et de la croissance est le président du chômage. Comme l’a si bien fait remarquer, le 21/09/2010 à la télévision, Olivier Besancenot, si les 4 573 700 chômeurs (baromètre Marianne2 du chômage, juillet 2010) devenaient des salariés, le problème des retraites n’existerait plus ni le trou de la Sécurité Sociale. Mais Nicolas Sarkozy, lui, tel un magicien, ne règle pas les problèmes, il détourne l’attention des citoyens par des ruses de plus en plus grossières. Mais malheureusement, pour nous, que ce soit en politique intérieure ou au niveau de Bruxelles, il passe pour un zozo.

La crise financière est loin d’être terminée, à l’heure actuelle nous sommes en plein dedans, le chômage ne cesse de grimper. Ce n’est pas une crise mondiale mais une crise qui touche principalement les États-Unis et l’Europe. De très nombreux pays dits-émergents se porte plutôt bien avec pour certains, une croissance à deux chiffres, Afrique y compris.

Les opposants politiques du président feraient bien de se méfier, le Parti socialiste par exemple, car faire une fixation sur la retraite à 60 ans, s’il revenait au pouvoir en 2012 - alors que dans les faits seuls ceux qui avaient leur nombre de trimestres pouvaient la prendre à 60 ans – n’est pas crédible tant que la problématique du chômage n’est pas réglée. Aujourd’hui, tous s’accordent à penser qu’il faut une réforme.

Mais comment et où la fait-on ? Dans la cuisine de l’Élysée, dans la rue, à l’Assemblée Nationale, autour d’une table avec des acteurs qui ont envie de trouver un juste milieu ou perchés sur des barricades ?

Malin qui saura !

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